Un chiffre de l'ADEME mérite d'être connu avant de parler numérique responsable : 85 % de l'empreinte environnementale du numérique vient de la fabrication, de la distribution et de la fin de vie des équipements — seulement 15 % de leur usage quotidien. Autrement dit, l'ordinateur ou le smartphone qu'on garde plus longtemps compte bien davantage que les efforts pour « moins surfer ».

Le levier le plus efficace est donc la durée de vie du matériel : faire durer un ordinateur professionnel 4 ans plutôt que 2 améliore son bilan environnemental de moitié. Et le reconditionné va encore plus loin : selon l'ADEME, il réduit l'impact de 43 à 97 % pour un ordinateur, de 64 à 87 % pour un smartphone, comparé à un achat neuf.

Le reste s'ajoute sans effort particulier : allumer le mode économie d'énergie, éteindre les postes le soir, alléger les pièces jointes, utiliser l'espace de stockage de l'entreprise plutôt que de multiplier les copies dans le cloud. Ce sont des habitudes, pas des investissements.

Autre chiffre parlant : 37 % des entreprises françaises disent connaître le numérique responsable, mais seulement 11 % agissent concrètement et 6 % y consacrent un budget. Le simple fait d'allonger la durée de vie de son parc informatique, de privilégier le reconditionné au prochain renouvellement, ou de formaliser quelques habitudes déjà en place suffit à se démarquer — et à nourrir un rapport RSE sans dépense supplémentaire.

Références

Comment limiter les impacts du numérique au bureau ? — ADEME — https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/agir-bureau/agir-entreprise/limiter-impact-numerique-bureau